Beni, le 01 Juillet 2026(Beninipashe)– La population du village de Kahira, situé dans la chefferie de Bashali, territoire de Masisi (Nord-Kivu), tire la sonnette d’alarme face à une pénurie d’eau potable qui dure depuis plus de cinq mois.
Joint par téléphone, le leader local Baseme Innocent indique que cette situation expose les habitants à de nombreuses maladies d’origine hydrique, notamment le choléra, dont plusieurs cas sont déjà signalés dans la région.
Selon lui, aucune borne-fontaine n’est actuellement fonctionnelle dans le village. Les habitants sont ainsi contraints de parcourir de longues distances pour s’approvisionner en eau de ruissellement, souvent impropre à la consommation.
« Depuis plus de cinq mois, notre village est privé d’eau potable. Toutes les bornes-fontaines sont hors service. Les habitants, en particulier les femmes et les jeunes filles, parcourent de longues distances pour chercher de l’eau de ruissellement. Cette situation nous expose aux maladies hydriques, comme le choléra, et accroît également les risques d’insécurité », déplore Baseme Innocent.
Face à cette crise, il appelle les autorités compétentes ainsi que les organisations humanitaires à intervenir en urgence pour réhabiliter les bornes-fontaines, particulièrement en cette période de forte sécheresse.
Outre l’insécurité persistante qui affecte la région, le manque d’accès à l’eau potable constitue une menace supplémentaire pour les habitants. Les femmes et les jeunes filles, principalement chargées de la corvée d’eau, sont davantage exposées aux risques sécuritaires en parcourant de longues distances.
Le leader local avertit également que cette pénurie pourrait favoriser la propagation des maladies hydriques, alors que la province fait déjà face à plusieurs alertes sanitaires. Il exhorte les autorités à prendre des mesures rapides afin d’éviter une aggravation de la situation.
SIMEON SEMASAKA,Beninipashe
