BENI, le 21 Juin 2026(Beninipashe)– Face aux interrogations de la population sur la participation des éco-gardes de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) aux opérations militaires contre les rebelles des ADF, les Forces armées de la RDC (FARDC) affirment que cette implication répond à une réquisition des autorités militaires dans le cadre de la lutte contre l’insécurité dans la région de Beni.
La présence des éco-gardes de l’ICCN, communément appelés gardes-parc, dans les patrouilles de combat menées conjointement par les FARDC, la Police nationale congolaise (PNC) et l’armée ougandaise (UPDF) suscite depuis plusieurs jours des réactions au sein de la population de Beni.
Plusieurs habitants s’interrogent sur le rôle de ces agents, dont la mission principale est la protection de la faune et de la flore, conformément à la Loi n° 14/003 du 11 février 2014 relative à la conservation de la nature.
Au cours d’une conférence de presse conjointe organisée ce dimanche 21 juin à Beni, le porte-parole du secteur opérationnel Sokola 1, le lieutenant Marc Elongo, et le porte-parole de l’ICCN ont apporté des précisions sur cette collaboration.
Selon les FARDC, les éco-gardes ont été réquisitionnés par les autorités militaires afin de participer à la traque des combattants des Forces démocratiques alliées (ADF), accusés de multiplier les attaques contre les civils dans la région.
« Les éco-gardes portent les armes de la République. C’est une structure de l’État congolais. Lorsqu’il y a une mobilisation pour atteindre un objectif, celui de la paix et de la sécurité de la ville de Beni, tous les moyens peuvent être mis en œuvre. Les armes que portent les éco-gardes peuvent aussi neutraliser l’ennemi, et cet ennemi, c’est l’ADF », a déclaré le lieutenant Marc Elongo.
L’officier estime que le débat ne devrait pas porter sur l’implication de l’ICCN dans les opérations militaires, mais plutôt sur d’autres questions liées à la gestion du parc.
« Pour le moment, nous devons garder à l’esprit que nous avons un ennemi qui tue et nous avons besoin de tout le monde. Il ne s’agit pas seulement des éco-gardes ; nous devons tous nous mobiliser pour combattre cet ennemi. Essayons d’éviter les petites querelles », a-t-il conclu.
Cette mise au point intervient alors que la présence des gardes-parc aux côtés des forces engagées dans les opérations militaires continue d’alimenter les débats au sein de l’opinion publique à Beni.
Beninipashe, Trésor Kapepela
