Nord-Kivu : Destruction d’une bombe de 500kg dans un Champ à Kididiwe

Beni, Mardi 18Juillet, Beninipashe.cd – Une bombe de 500 Kilogrammes découvert dans un champ d’un paysan à Kididiwe a été détruit ce Mardi 18 Juillet par le service de lutte Antimine des Nations Unies (UNMAS).

La localité de Kididiwe est située à 20 Km Nord-Ouest de la ville de Beni. Ancien bastion des rebelles ADF, cette zone a été conquise par des offensives militaires FARDC il y’a deux ans. C’est au cours de ces offensives que cette bombe serait larguée.

Jacob Bedidjo, chargé des opérations de UNMAS Beni, déclare que : « C’était un grand danger…cette bombe de 500kilos aurait pu faire d’énormes dégâts et probablement beaucoup de victimes, si elle n’avait pas été neutralisé ».

Avec le retour de la paix, les habitants sont retournés à Kididiwe, pour une exploitation
agricole dans cette zone réputée fertile.

Depuis la découverte de cet engin de guerre, la population agricultrice de cette zone vie dans la crainte. Il ne pas exclus que d’autres engins explosifs non explosés soient découverts car cette zone a été le théâtre des opérations militaires.

Kididiwe entre peur et soulagement

Pour des milliers d’habitants qui vivent dans le chaos des conflits armés, en particulier les femmes et les enfants, le danger rôde à chaque pas.

« Je cultive ici, on avait peur » lance une maraîchère qui a repris la direction de son champ immédiatement après la neutralisation de l’engin:

« Voilà qu’on vient de le détruire. Là, nous nous sentons à l’aise car nous pensions que cela allait éclater pendant que nous sommes en pleine activité champêtre ».

Dans plusieurs localités du territoire de Beni au Nord-Kivu, la situation post-conflit armée laisse en héritage les sols jonchés de mines terrestres et d’engins explosifs aucune garantie de sécurité. Les routes et les champs sont minés, les engins explosifs menacent le retour des populations déplacées et parfois les enfants ramassent par jeu des objets brillants qui leur explosent entre les mains.

« Ils vont encore découvrir des engins explosifs comme ça. C’est mieux de contacter directement les militaires FARDC et de ne pas toucher ces munitions » rajoute Jacob Bedidjo.

La population civile souffre particulièrement de l’impact des mines et autres engins explosifs qui empêchent le retour des personnes déplacées, le redémarrage de la production agricole et la reconstruction d’infrastructures détruites. Il est impossible, dans ces conditions, d’envisager un retour à la vie normale.

Joel Bibuya

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