Nord-Kivu : une maladie inconnue fait rage dans un site des déplacés à Kitshanga

Goma,le 30 octobre 2023(beninipashe)– Les sinistrés des guerres cantonnés dans le site des déplacés situé près de la base MONUSCO de Kitshanga alertent sur la présence d’une épidémie semblable au choléra qui met en danger la vie de plusieurs paisibles citoyens ayant foui les affrontements opposant les terroristes du M23 aux groupes d’autodefenses la semaine dernière dans cette partie du territoire de Masisi au Nord-Kivu.

Dans une interview accordée à Beninipashe.cd Albert Maniraguha Mutuye président de ce site affirme que’à l’espace des trois jours, allant du mercredi au vendredi 27 octobre, deux (2) cas de décès dus à cette maladie dite des mains salle, ont été enregistrés, pendant que d’autres douze (12) poursuivent les soins de santé au centre de santé de référence Saint Benoit de la place.

Il précise que la cause de cette maladie dangereuse serait due à l’insalubrité, manque d’eau potable et manque des latrines dans ce site qui héberge plusieurs déplacés venus de Kitshanga et ses environs dans le groupement Bashali Mokoto.

« C’est juste la maladie existe, nous continuons à enregistrer les cas positifs de cette terrible maladie qui affiche des symptômes semblables à celles du choléra, raison pour la quelle nous disons directement que c’est cette épidémie. Ces patients qui sont à l’hôpital Saint Benoît, présentent des vomissements, diarrhées, et autres symptômes. Depuis cette maladie ici aucun médecin n’a déjà arrivé même pour une visite, seul une équipe de Croix-Rouge qui est venue pour désinfecter l’endroit où les décès était afin que d’autres soient protégés. Selon moi c’est l’insalubrité qui serait à la base de tout cela car ici nous n’avons pas des toilettes, douches, nous buvons souvent l’eau impropre à la consommation » explique-t-il.

Il plaide pour une intervention médicale, mais aussi l’installation des toilettes et robinets d’eaux sur place afn de freiner la propagation de cette épidémie au sein de la communauté.

« Il serait vraiment nécessaire à toute personne intéressée de nous venir en aide, dont le gouvernement et ses partenaires œuvrant dans le secteur médical, car à part celà les choses vont s’accentuer, nous n’avons rien, tout nos biens avaenit été volés lors de la guerre. Si on pourrait construire pour nous des toilettes, de robinets d’urgences, peut être ça peut nous épargner de ce danger », insiste-t-il.

Le médecin chef de zone de Mweso, monsieur Salumu Luhembwe Papy, s’est réservé des tout commentaire. Il dit attendre la réaction de la Direction Provinciale de la Santé « DPS ».

Ce site héberge 4 000 ménages. Les habitants sont exposés à cette maladie.

La rédaction

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