Kinshasa, le 29 Juin 2026 (Beninipashe)–– Le conflit qui sévit dans l’Est de la République Démocratique du Congo, marqué par l’occupation de localités du Nord-Kivu et du Sud-Kivu par les rebelles du M23 et leurs alliés, ne pèse pas uniquement sur le plan humanitaire. Les infrastructures et les chantiers de développement sont également dans l’œil du cyclone.
Lors de la 93e réunion du Conseil des ministres présidée par le Chef de l’État Félix Tshisekedi, le ministre du Commerce Extérieur, Julien Paluku, a présenté un rapport capital sur la situation des projets relevant de son secteur, financés par la Banque mondiale.L’expansion des zones occupées par la coalition M23/AFC/RDF dans l’Est du pays a contraint le Gouvernement à réajuster ses plans.
Cette insécurité chronique a un impact direct sur la mise en œuvre de plusieurs chantiers sur le terrain, obligeant les autorités à opérer des changements et des adaptations stratégiques. Parmi les initiatives majeures touchées, mais maintenues sous haute surveillance, se trouve le Projet de Facilitation du Commerce et Intégration dans la Région des Grands Lacs (PFCIGL). D’une durée de cinq ans et demi, ce programme clé s’étend du 1er février 2023 au 30 juin 2028 et est placé sous la tutelle du Ministère du Commerce Extérieur.
Face aux contingences sécuritaires, le Comité de pilotage du programme, également dirigé par le ministre Julien Paluku, a tenu à rassurer en maintenant les projets dans les zones sous occupation, dans l’attente du retour de la paix pour accélérer les travaux. Le budget a d’ailleurs été réajusté pour renforcer la modernisation des infrastructures frontalières au Nord-Kivu et au Sud-Kivu dès que la situation le permettra.
Durant son exposé au Conseil des ministres, Julien Paluku a dressé une liste exhaustive de l’état des différents portefeuilles. Il a notamment détaillé :Les projets suspendus ou annulés en raison de l’occupation rwandaise et des rebelles.
Les contrats à risque ou déjà suspendus, mais qui ont pu être récupérés pour une poursuite ultérieure des travaux.Pour éviter une perte sèche de ces financements internationaux, le ministre a indiqué que des discussions intenses étaient en cours avec la Banque mondiale afin de trouver des options de redéploiement et de sauvegarde de ces ressources vitales.
La rédaction
