Stabilité sociale et sécuritaire au Nord-Kivu et Ituri: la société civile Invite Félix Tshisekedi à recourir aux rapports fournis à la base

Beni,le 15 novembre 2023(beninipashe)– La société civile de Beni s’inscrit à faux contre le discours du chef de l’État à rapport avec l’amélioration de la situation sécuritaire et sociale de la population dans des provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, des entités sous état de siège.

D’après maître Pépin Kavotha président de cette structure citoyenne qui l’a déclaré ce mercredi 15 novembre 2023, ce discours ne reflète pas la réalité du terrain. Il affirme par contre que la situation sécuritaire et le social de la population s’est détérioré.

« C’est pendant l’état de siège, que les territoires de Rutshuru et de Masisi ont été occupés par les rebelles du M23-RDF. C’est encore pendant l’état de siège que Kasindi, Oïcha, Mamove et même la route nationale numéro 4 n’a plus d’accessibilité et les ADF ont été visibles dans toutes les entités du territoire de Beni et même de l’Ituri toujours pendant cette période. Et donc la situation sécuritaire s’est de plus en plus empirée parce que les groupes armés parlent d’eux-mêmes dans ces deux provinces » a-t-il fait savoir.

La même source révèle que cette situation a sensiblement touché le social de la population. Plusieurs champs des civils sont occupés par les rebelles ce qui ne facilite plus l’accessibilité et provoque des situations sociales terribles.

La société civile précise que ce discours a un caractère politique et conseille au chef de l’État de se fier aux rapports des organisations de la société civile qui mènent le monitoring sur la situation sécuritaire à l’Est. Elle estime que les rapports révélés au présidents de la République par ses collaborateurs ont l’intention de retarder le processus sur la levée de l’État de siège, « qui est une nécessité pour la population civile ».

Depuis deux ans, la province du Nord-Kivu et de l’Ituri sont sous état de siège, un régime constitutionnel instauré par le président de la République dans l’objectif de mettre termes à l’insécurité grandissante.

Sandrine Kavira et Kahindo Kyanamire/ Stagiaires

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