BENI – MONUSCO appelle les médias à lutter contre la désinformation et l’intoxication

Beni,Lundi 6 Février- Beninipashe.net – Au cours d’une rencontre d’échanges de voeux pour l’année 2023, le bureau de la MONUSCO a reçu les professionnels des médias de la ville, Samedi 4 Février à Beni dans la province du Nord-Kivu à l’Est de la RDC. A la suite d’une année particulièrement difficile caractérisé par les manifestations Anti-MONUSCO, le chef de bureau de la MONUSCO à Beni, Josiah Obat a invité la presse à faire son travail en toute liberté, mais de manière professionnelle et non partisane.

Face aux journalistes présents à la salle des conférences de la Mission onusienne à Beni le chef de Bureau Josiah Obat était accompagné du chef de bureau adjoint Abdourahamane Ganda et de JEAN-Tobie OKALA le nouveau chef de l’information publique à la MONUSCO/Beni qui ont remercié, l’ensemble des médias pour leur accompagnement tout au long de l’année 2022.

…Nous comptons donc sur vous pour donner la bonne information aux populations sur la MONUSCO et pas seulement ; aujourd’hui, tout le monde est journaliste, à cause des réseaux sociaux. Mais vous, journalistes, votre rôle est de vérifier vos informations avant de les diffuser. Aujourd’hui, les réseaux sociaux ont eux-mêmes des difficultés de localiser ou d’identifier les personnes qui postent ces informations. C’est pourquoi nous, MONUSCO, faisons des efforts pour organiser des formations sur la lutte contre la désinformation et l’intoxication ; tout ça, pour que la population sache que tout ce qu’elle est en train de lire sur les réseaux sociaux, elle ne doit pas tout prendre pour la vérité. Nous vous invitons à toujours vérifier et confronter vos sources pour des informations concernant la MONUSCO et vous remercions pour votre appui », a déclaré Josiah Obat.

En dépit du contexte sécuritaire volatil, cette rencontre a permis  au bureau de la MONUSCO/Beni de faire le point sur ses activités dans cette partie de la province du Nord-Kivu en 2022. Activités fortement ralenties par la série de manifestations contre la présence de la Mission dans cette zone où les groupes armés locaux et étrangers ont continué à commettre des atrocités contre les populations civiles. Mais malgré ce contexte social « toxique » et manipulé, la MONUSCO a été sur tous les fronts : par des dialogues démocratiques – qui ont par exemple permis de réduire voire de mettre fin aux conflits entre les autorités de l’état de siège et les jeunes des communautés; par l’appui à la gouvernance sécuritaire, l’appui à la Justice pour la lutte contre l’impunité, l’appui à la professionnalisation de la Police congolaise à travers diverses dotations (matériel informatique et scientifique, carburant et vivres…) et des formations (crime organisé, police de proximité, techniques d’investigations en matière de criminalité organisée, police judiciaire, gestion des scènes de crime…). L’appui à la Police congolaise dans le cadre de la SOLIB, Stratégie opérationnelle de lutte contre l’insécurité à Beni (12 tonnes de carburant et vivres) a permis par exemple à la PNC de réaliser 3,150 patrouilles pédestres et motorisées en 2022, pour 7,072 interventions ayant résulté en 859 interpellations ; cet appui de la MONUSCO a eu pour impact de réduire considérablement le taux de criminalité dans la ville de Beni.

Accusée d’inefficace face à la persistance de l’insécurité à l’Est de la RDC, la Monusco, a entamé son plan de transit pour son départ d’ici 2024, elle reste présente dans les provinces de l’Ituri, Nord-Kivu et Sud-Kivu.

Joël BIBUYA

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