Fraude électorale : Martin Fayulu charge Kadima et son équipe

La deuxième tentative de Martin Fayulu de devenir Président de la République démocratique du Congo s’est soldée par un échec, avec seulement 5,33% des suffrages exprimés en sa faveur lors de l’élection présidentielle de décembre 2023.

Le leader du parti Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECiDé), membre de la coalition Lamuka, a réagi implicitement à la décision de la Cour Constitutionnelle confirmant les résultats provisoires de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), qui a plébiscité Félix Tshisekedi en tant que vainqueur.

Mercredi matin, Martin Fayulu a dénoncé une « fraude électorale planifiée et exécutée » par la CENI. Selon le candidat numéro 21, cette décision de la Haute Cour trahit la RDC.

« La fraude planifiée et exécutée par la CENI est si flagrante et grossière que la République est aujourd’hui trahie. Le peuple congolais est humilié par Monsieur Kadima et la CENI, qui ont systématiquement violé la Constitution et la loi électorale », a déclaré le président de l’ECiDé.

Martin Fayulu demande la réorganisation des élections sans l’équipe de la CENI dirigée par Denis Kadima. Il affirme que la Commission électorale nationale indépendante a dilapidé 1,3 milliard de dollars américains du trésor public pour organiser ce qu’il qualifie de « simulacre d’élections », en violation de la Constitution et de la loi électorale. Il exige par conséquent l’arrestation des membres de la CENI.

« Qui a donné des machines à voter à des particuliers avec codes et mode opératoire ? De plus, les membres de la CENI ont utilisé 1,3 milliard de dollars du trésor public pour un simulacre d’élections honteux, aggravant ainsi la crise de légitimité dans le pays. Ils doivent être arrêtés. Personne ne peut confisquer le droit du peuple congolais de choisir souverainement ses dirigeants lors d’élections libres, démocratiques, transparentes et crédibles. Honte aux fraudeurs », a argumenté Fayulu.

Martin Fayulu avait déjà contesté les résultats provisoires de la CENI en 2018, où il avait été classé deuxième avec 34,83% des voix, juste derrière Félix Tshisekedi, déclaré vainqueur avec 38,57%, soit un écart de seulement 3,7%.

Pascal Nduyiri

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