KINSHASA : Les parents se ruent vers les étalages des fournitures scolaires sans acheter.

Kinshasa,Le 22Août2023, Beninipashe.cd – A deux semaines de la rentrée scolaire 2023-2024, il s’observe un engouement des parents d’élèves vers les étalages des fournitures scolaires dans certains marchés de Kinshasa. Mais, ils n’achètent pas, se plaignent les vendeurs, faute de moyens financiers.

L’achat des fournitures scolaires constitue un casse-tête pour de nombreux parents de la République Démocratique du Congo, particulièrement ceux de Kinshasa la capitale. Et l’inquiétude se lit déjà sur le visage de certains écoliers.

Joyce Kola, élève de la 7e année, témoigne que la situation financière de ses parents ne le rassure pas :

« Nous, on ne nous a pas encore acheté des fournitures scolaires, des cahiers tout ça. Les parents disent qu’ils n’ont pas encore eu d’argent. Et nous attendons ».

Pendant ce temps au marché de la liberté (Bitabe), les yeux de nombreux parents sont rivés sur les étalages où sont vendues les fournitures scolaires, malheureusement très peu d’entre eux achètent et cela n’enchante pas les vendeurs.

L’un d’eux, Saidi Tshilonda Djimmy, témoigne :

« Contrairement à l’année passée, cette année ça ne va pas, peut-être d’autres parents attendent à la veille de la rentrée. Il y a ceux qui demandent les prix par curiosité, il y a ceux qui achètent et ceux qui n’achètent pas. Mais, nous nous avons toutes les fournitures scolaires disponibles pour les enfants. Nous attendons la rentrée scolaire ».

Le même constat est fait par les vendeurs des chaussures et sacs, à l’instar de Stéphanie Kashimwa:

« En tout cas ça ne tient pas parce que, depuis le matin, il y a les gens qui circulent mais il n’y a pas l’argent vraiment. Les gens sont en train de circuler, demander le prix, mais on n’achète pas. Nous attendons voir peut-être à la fin de ce mois d’août y aura mouvement ».

Cet autre parent, enseignant accuse trois mois de non-paiement de salaires. Il affirme être dans l’impossibilité de préparer la rentrée scolaire de ses enfants :

« En tout cas, cette année, nous vivons le calvaire. Il est très difficile de préparer la rentrée scolaire de mes enfants puisque nous comptons déjà trois mois impayés. Comment est-ce que je vais préparer les enfants à la rentrée ? Il n’y a rien ».

Benji Mutombo

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *