Tracasserie routière à Goma : le collectif Amka Kongo porte plainte contre la police de frontière

Le collectif Amka Kongo a, ce vendredi 23 juin 2023, déposé une plainte à l’auditorat militaire de Goma contre la police de frontière. Ce mouvement citoyen qui lutte contre les antivaleurs en République démocratique du Congo s’indigne de la tracasserie policière à outrance qui se vit ces jours en ville de Goma.

« Les autorités qui nous gouvernent nous prennent pour leurs vaches laitières. Ces jours, la police de frontière a élargi le carré douanier jusqu’au rond-point Birere, ce qui est illégal. Les motards sont tracassés jour et nuit . Celui qui dépasse ce niveau jusqu’à la petite barrière est arrêté et est sommé de payer une amende de plus de 80 000 francs congolais » dénonce Jacques SENZERA, un des membres du collectif Amka Kongo de Goma.

Et de déclarer :

« […] Nous sommes à l’auditorat militaire pour déposer la plainte contre le commandant de la police de frontière», tout en appelant à l’auditeur supérieur à la bonne lecture du droit afin de stopper ce genre d’abus.

Cependant, notre source indique que si cette action ne trouve pas gain de cause, elle va recourir à la haute cours militaire de Kinshasa pour trouver satisfaction.

Contacté par votre reporter, Zigashane Pascal l’une des victimes de cette tracasserie confirme le fait.

« Je transportais une cliente que j’amenais au quartier Mapendo. Pendant que je voulais la déposer à l’entrée du bureau dudit quartier, un civil m’a approché puis ravir ma clé de contact avant de me conduire à un bureau où l’on m’a dit qu’il nous interdit d’atteindre ce niveau et m’a demandé 80 000 francs congolais » explique-t-il en dénonçant ce qu’il qualifie de complicité des chefs des associations de moto-taxi.

Évoquant la moto d’un de ses membres détenue depuis trois jours, le collectif Amka Kongo exige la libération sans condition de cet engin et exige des domages et intérêts. Il appelle par la suite toute la population et les motocyclistes au refus de ces intimidations et à l’autoprise en charge en faisant bien-sûr confiance à la justice.

Eugène Vomba

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